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Démocratie et Islam
Omar Mazri - Salomon : gouvernance et démocratie (partie 4) PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 13 Mai 2009 12:43

Le principe de sens qui fait prendre conscience des Attributs divins comme miroir pour parer le Moi humain en quête de perfection et de beauté fait prendre conscience aussi à l'homme de ses limites, de sa finitude, de son incompétence devant l'absolu. Face à l'absolu l'orgueil, la suffisance, l'arrogance, l'injustice et l'ingratitude de l'homme doivent s'effacer pour laisser place à l'humilité de la foi et à l'humanité de la Fitra qui sait qu'elle a besoin de Dieu pour trouver la guidance. La raison invoquée par Descartes ou par le Pape Benoit contre le musulman est sans réponse devant le mystère de la vie et de la mort, du destin et de ses lois agissant au présent :

{Il détient les clefs du mystère qu’Il est Seul à connaître , Il sait ce que recèlent le sein de la terre et le fond de la mer. Nulle feuille ne tombe sans qu’Il le sache, et il n’est point de grain dans les entrailles de la terre ni de brindille tendre ou sèche qui ne soient mentionnés dans un Livre explicite ! } Al-An'am 59.

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Omar Mazri - Salomon : gouvernance et démocratie (partie 3) PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 13 Mai 2009 11:41
{{Nous avons effectivement donné à David et à Salomon une science; et ils dirent: ‹Louange à Allah qui nous a favorisés à beaucoup de Ses serviteurs croyants›.} an naml 15

 Nous avons vu dans la partie précédente - dans l'analyse d'une partie du verset «Nous avons effectivement donné à David et à Salomon une science » -  que la science, comprise comme esprit scientifique, principe du sens, conscience, éthique et esthétique du comportement, de la pensée et de l'action, est le premier critère fondateur d'une civilisation et la première qualité de la bonne gouvernance. Sans science la gouvernance ne peut être ni sensée dans sa finalité ni efficace dans son exercice ni juste dans ses décisions ni transparente dans son fonctionnement. La science seule n'est pas la condition suffisante pour assurer la gouvernance sensée à moins qu'elle ne porte des valeurs morales et qu'elle réponde à des critères objectifs et subjectifs comme les révèle le récit coranique sur Salomon.

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Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî : La consultation et la liberté : des questions premières de l’Islam PDF Imprimer Envoyer
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Samedi, 09 Mai 2009 00:12

http://b.brahim.free.fr/bibliotheque/auteurs/gif/mohammed_alghazaly.jpgDans le cadre de mon travail dans le domaine de la prédication islamique, je me suis intéressé à ces questions, me refusant à les éluder. Je dis qu’il faut absolument contraindre petits et grands à s’y intéresser également, car la corruption de certains de nos dirigeants a entraîné des conséquences désastreuses pour notre religion et pour notre nation.

Les traîtres qui préparèrent naguère le terrain pour la chute, entre autres, d’Antioche et de Jérusalem ont engendré de nos jours des traîtres qui préparent la perte de toutes les capitales de l’Islam. Taire ces crimes relève de l’apostasie.

Sur les cinq continents, les peuples se voient accorder le droit d’élire le dirigeant qu’ils aiment et d’écarter du pouvoir le dirigeant qu’ils détestent. Pourquoi, dans la plupart de ses contrées, la nation islamique constitue-t-elle une exception à cette règle ?

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Sheikh Faysal Mawlawî : L’État islamique : démocratie ou théocratie ? PDF Imprimer Envoyer
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Samedi, 09 Mai 2009 00:06

http://www.islamonline.net/livedialogue/gif/Faysal-2.jpgQuestion

Peut-on dire que l’État islamique espéré correspond à une démocratie ou à une théocratie ? Peut-on qualifier l’islam de démocratique, laïque ou socialiste ?

Réponse de Sheikh Faysal Mawlawî

 [1]

Premièrement, l’État islamique est semblable à la démocratie dans la mesure où le peuple choisit son gouverneur, lui demande des comptes et le destitue éventuellement, et aussi au plan de la jouissance des libertés fondamentales et notamment la liberté d’expression politique, la reconnaissance de l’opinion opposée et de son droit à l’expression, et le droit de s’opposer pacifiquement au pouvoir en place.

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Youssef Qaradhawi : La démocratie et l’islam PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 08 Mai 2009 23:58
http://images.alwatanvoice.com/images/topics/5214278078.jpgQuestion

Je ne vous cache pas mon étonnement face à certains activistes religieux, appartenant parfois à des formations islamistes, qui affirment que la démocratie est contraire à l’islam. Certains d’entre eux rapportent même de la part de certains savants que la démocratie procède de la mécréance, arguant que la démocratie signifie le gouvernement du peuple par le peuple, alors qu’en islam ce n’est pas le peuple qui gouverne, mais Dieu — Exalté soit-Il — uniquement, en vertu du verset « Le jugement n’appartient qu’à Dieu » [1] Ceci rappelle la position des Khawârij dans le passé ; notre maître `Alî — que Dieu honore sa face — leur répondit disant : « Voici une parole de vérité visant une fausseté. » Par conséquent, il est désormais répandu dans les milieux libéraux et chez les promoteurs de la liberté que les islamistes sont les ennemis de la démocratie et les alliés de la dictature et du despotisme.

Est-il vrai que l’islam s’oppose à la démocratie et que la démocratie est une sorte de mécréance comme certains le prétendent ? Ou bien s’agit-il d’une allégation mensongère dont l’islam est innocent ?
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Omar Mazri : Salomon, gouvernance et démocratie (partie 2) PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 03 Mai 2009 23:52

La science et le projet de libération et de civilisation

Mohamed dans son effort de libération des idolâtres arabes avait déjà en projet l'édification d'une civilisation monothéiste prospère, juste, multi-confessionnelle et pluri-ethnique.

Pour comprendre le rapport islam et gouvernance il faut s'entendre sur la définition d' une civilisation? Malek Bennabi propose une définition très simple qui rejoint d'ailleurs celle de Sayed Qotb :

« Je commence par définir la civilisation comme étant l'ensemble des conditions morales et matérielles qui permettent à une société donnée d'assurer à chacun de ses membres toutes les garanties sociales nécessaires à son développement. Cette interprétation de la civilisation n'émane pas de Toynbee ni de ses adeptes. car certains Arabes cultivant un complexe à l'égard des Occidentaux adoptent la thèse de Toynbee.

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Omar Mazri : Salomon, gouvernance et démocratie (partie 1) PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 27 Avril 2009 21:35

Faisant miennes, sans aucune réserve, les  thèses incontestables de Malek Bennabi sur l’islam et la démocratie, je vais tenter d’en explorer davantage le thème pour mettre davantage de lumière sur quelques recoins et mettre en exergue quelques niches cachées pour apporter ma modeste contribution à la problématique que le maître à posé en virtuose de la pensée et de la plume : le problème de gouvernance démocratique qui se pose au monde musulman est avant tout un problème d’idées.

Le temps colonial celui de la conjonction du musulman colonisable et de l’européen colonisateur a été le ferment et la maturation des idées de  Malek Bennabi. Ce temps se fait aujourd’hui encore son propre  écho et l’écho de Bennabi  pour questionner le  monde musulman qui semble pétrifié comme s’il ne sait pas quoi faire de l’héritage intellectuel du maître ni de l’héritage socio politique d’une indépendance inachevée ou confisquée pour laisser les peuples musulmans et arabes, selon l’expression de  Hocine Aït Ahmed, passer de la nuit coloniale à la nuit indigène.

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Malek Bennabi : Islam et démocratie PDF Imprimer Envoyer
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Samedi, 21 Mars 2009 20:11

Séparément, ces deux concepts Islam et démocratie ne posent aucun problème. Chacun a son sillage propre dans les événements qui marquent notre époque. Mais, ensemble ils posent le problème de la liaison implicite qu’on établit entre eux. Qu’est ce que l’islam ? qu’est ce que la démocratie ?

On connaît avec précision la date d’apparition du terme "islam"’ dans la langue arabe. Il date certainement de l’ère coranique, puisque le Coran attribue textuellement la formation du terme ‘’musulman’’ à l’oracle de l’ancêtre Abraham qui aurait désigné sous cette appellation les futurs adeptes de la religion de son descendant Mohammed. Par contre, on connaît moins bien l’histoire du terme ‘’démocratie’’ en tant que néologisme de la langue arabe. Il est toutefois évident qu’il appartient à l’époque moderne puisque l’arabe classique l’ignore jusqu’à Ibn-Khaldoun. Sa morphologie même atteste qu’il lui est étranger. Mais si on remonte sa généalogie dans sa langue maternelle (Le Grec), on le trouve mentionné pour la première fois dans un discours de Périclès aux Athéniens. Du moins si on table d’après Theycidide, l’historien de l’antiquité grecque. L’Islam et la démocratie désignent, chacun de son côté, trop de choses à la fois. Il convient de les réduire à leur plus simple expression pour faire le rapprochement qui peut être fait entre eux après une telle simplification.

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